Parmi les opposants figurent solidaritéS, le collectif anticapitaliste Fribourg, DAS-WAS et Alternative Linke, à Berne et Zurich. Ces organisations estiment que la hausse de la TVA ferait peser une charge disproportionnée sur les ménages les plus modestes. Selon elles, cette taxe ne tient pas compte des revenus et touche davantage les personnes qui consacrent une grande partie de leur salaire aux dépenses quotidiennes.
Les collectifs rappellent que l'introduction d'une 13e rente AVS avait été approuvée par près de 60 % des votants lors du scrutin du 3 mars 2024. À l'époque, l'Union syndicale suisse (USS) défendait un financement par les cotisations sociales, réparties entre salariés et employeurs. Une solution que les opposants à la hausse de la TVA souhaitent toujours privilégier.
Des réserves financières mises en avant
Pour justifier leur position, les organisations mettent également en avant les résultats financiers de l'AVS. Selon leurs chiffres, l'assurance aurait enregistré 5,632 milliards de francs de bénéfices en 2024, puis 4,445 milliards en 2025. Elles estiment ainsi que ces excédents permettent d'envisager d'autres solutions pour assurer le financement de la 13e rente, notamment une légère augmentation des cotisations.
Au-delà de cette question, les signataires souhaitent défendre le système de retraite par répartition. Ils soulignent que l'AVS garantit une rente à l'ensemble des retraités, contrairement au deuxième pilier, dont une partie des retraités ne bénéficie pas.
Ils rappellent toutefois que les montants versés restent insuffisants et demandent un renforcement de ce dispositif solidaire. Leur position est claire : ils appellent la population à voter contre la hausse de la TVA le 29 novembre et à préserver le modèle actuel de l'AVS.









