Genève : « Aucun risque de dissémination d’Ebola au niveau local »

Genève : « Aucun risque de dissémination d’Ebola au niveau local »
Image d'illustration

Lundi 26 octobre, les Hôpitaux universitaires de Genève ont annoncé qu'une patiente atteinte de la maladie à virus Ebola était prise en charge dans leurs locaux après avoir été rapatriée du Nigeria. Les médecins tiennent à rassurer la population.

L'annonce a de quoi faire peur en Suisse.

Ebola est une maladie très dangereuse puisqu'elle est mortelle dans la moitié des cas et « touche l’ensemble du corps, indique François Chapuis, chef du service de médecine tropicale et humanitaire des Hôpitaux universitaires de Genève. Le virus s’exprime par un état grippal au début, puis par des vomissements, des diarrhées et peut se compliquer avec l’atteinte de multiples organes. »

Cette maladie reste très rare et localisée en Afrique et ne se transmet pas de la même manière que le coronavirus, par exemple. « Il faut avoir des contacts avec des liquides corporels qui sont infectés, explique François Chapuis. C’est le cas lors de diarrhées, de vomissements ou de saignements, avec une peau qui présente des écorchures ou au niveau des muqueuses. »

En revanche, le spécialiste alerte sur les risques de certaines activités. « Il ne faut pas s’occuper d’un patient qui présente ces symptômes sans matériel de protection, ni participer à des rites funéraires sans mesures barrières. Ce sont les principaux moyens de transmission lors d'une épidémie. »

Le chef de service veut donc rassurer la population concernant ce cas. « Au Nigeria, il y a 53 personnes qui ont été en contact avec la patiente et qui sont sous surveillance. Il n’y a pas eu de nouveau cas diagnostiqué. La patiente a été rapatriée avec son mari, qui est hospitalisé à Zurich sans symptôme. Il n'y a donc aucun risque de dissémination d’Ebola au niveau local. »

Concernant la patiente, son état est jugé « correct » depuis son hospitalisation.