Les radios françaises doivent pouvoir évoluer sans être freinées par des réglementations trop contraignantes. C'est le message porté par Cédric Vial, sénateur de la Savoie sans étiquette rattaché au groupe Les Républicains, à l'occasion de l'examen d'une proposition de loi consacrée à la modernisation du secteur.
Pour le parlementaire, la radio doit aujourd'hui affronter "une concurrence accrue des plateformes numériques, la transformation des usages et un modèle économique sous tension".
Une situation qui nécessite, selon lui, d'adapter les règles pour préserver la compétitivité des stations, particulièrement celles dont les ressources dépendent largement des recettes publicitaires.
Des publicités radio moins encombrées de mentions légales ?
Parmi les évolutions défendues par Cédric Vial figure la simplification des messages publicitaires.
Le sénateur dénonce la multiplication des mentions légales imposées aux annonceurs, parfois difficiles à comprendre pour les auditeurs lorsqu'elles sont diffusées rapidement à l'antenne.
"Une information obligatoire que personne ne comprend et que personne ne retient remplit-elle réellement son objectif ?", interroge-t-il.
Lors des débats sur la modernisation de la radio au Sénat, Cédric Vial a défendu l'assouplissement des règles publicitaires, l'accélération du DAB+ sans abandonner la FM et la simplification des contraintes réglementaires pour les radios confrontées aux difficultés économiques. https://t.co/BzKBgvBhD5
— Brulhatour (@Brulhatour) October 15, 2026
Sans remettre en cause les avertissements nécessaires à la protection des consommateurs, il souhaite une réglementation mieux adaptée aux spécificités de la radio.
Le parlementaire alerte également sur la fragilité économique de certaines stations privées, notamment locales, qu'il estime menacées à court ou moyen terme.
Le DAB+ au cœur de la modernisation
Autre priorité : accélérer le développement de la radio numérique terrestre.
Cédric Vial soutient une généralisation progressive des équipements compatibles DAB+, avec des échéances de deux ans pour les équipements vendus aux distributeurs et de trois ans pour ceux destinés aux consommateurs.
Le texte prévoit également d'adapter les obligations applicables aux véhicules, tout en maintenant la réception des programmes en FM et en DAB+.
Le sénateur défend par ailleurs davantage de flexibilité pour l'Arcom dans l'organisation des réseaux numériques. L'autorité pourrait notamment autoriser des modifications d'allotissement après consultation publique, afin de mieux répondre aux contraintes locales, tout en préservant le pluralisme et les droits des radios déjà autorisées.
Ces prises de position interviennent alors que Cédric Vial vient d'être reconduit comme rapporteur des crédits de l'audiovisuel public au sein de la commission de la culture du Sénat.
Il continuera notamment à suivre les financements de France Télévisions, Radio France, France Médias Monde, ARTE France et de l'INA.
Une responsabilité qu'il entend exercer en conciliant indépendance éditoriale, qualité du service public et maîtrise des dépenses.
"La radio est bonne pour la démocratie, la simplification est nécessaire pour nos médias. Attention à l’abus de normes et de contraintes", résume le parlementaire savoyard.








