Le toit des Alpes a gagné près de deux mètres depuis la dernière mesure communiquée en 2023. À l’époque, les géomètres-experts avaient évalué son altitude à 4 805,59 mètres. Le nouveau relevé atteint désormais 4 807,47 mètres, avec une marge de précision de 10 centimètres.
Cette évolution ne signifie pas que la montagne rocheuse s’est élevée. Les mesures portent sur la couche de neige et de glace qui recouvre son sommet. Son épaisseur varie notamment en fonction des précipitations, du vent, de l’ensoleillement et des températures.
Des mesures pour comprendre les transformations du sommet
Depuis 2001, la Chambre départementale des géomètres-experts de Haute-Savoie organise régulièrement ces campagnes pour suivre les variations du Mont-Blanc. L’opération repose sur plusieurs techniques, dont les relevés satellitaires et la photogrammétrie par drone, afin de modéliser précisément la surface enneigée.
Pour Jean des Garets, président de la Chambre départementale des géomètres-experts de Haute-Savoie, une mesure isolée ne suffit pas à tirer des conclusions sur les effets du changement climatique. C’est la comparaison des données recueillies au fil des années qui permet d’observer les évolutions du sommet.
Ces relevés constituent ainsi une base de travail pour les scientifiques qui étudient la montagne et les transformations de son environnement.








