L’encadrement des loyers restera-t-il en place à Annecy après novembre 2026 ? La question a fait débat lors du conseil municipal du lundi 12 octobre. Un vœu présenté par le groupe Vivre Annecy, qui demandait la pérennisation du dispositif, a été rejeté par la majorité municipale de droite et l’opposition d’extrême droite, selon le communiqué publié par le groupe le 13 octobre.
Pour Vivre Annecy, cette décision intervient dans un contexte de fortes difficultés pour se loger, notamment pour les jeunes, les étudiants, les familles et les ménages aux revenus modestes ou intermédiaires. Le groupe estime que la régulation des loyers constitue un outil essentiel pour limiter la hausse des prix et préserver l’accès au logement.
Un dispositif défendu par ses partisans
Pour appuyer sa position, Vivre Annecy cite une évaluation menée à Paris par l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR). Selon cette étude, entre 2019 et 2025, les loyers y auraient été en moyenne 5 % moins élevés que dans un scénario sans encadrement. Le gain estimé atteindrait 81 euros par mois pour un locataire, soit 968 euros par an. L’étude ne relève par ailleurs aucune dégradation durable de l’offre locative parisienne imputable au dispositif, selon le communiqué.
Le groupe défend une approche globale de la crise du logement. Il plaide à la fois pour la construction de logements abordables, la rénovation du parc existant, le développement du logement social, la remise sur le marché de biens utilisés pour la location touristique et la régulation des loyers.
Un précédent vote en novembre 2025
Vivre Annecy souligne également que le conseil municipal avait déjà voté en faveur de la pérennisation de l’encadrement des loyers en novembre 2025. Le groupe rappelle que certains élus aujourd’hui membres de la majorité avaient alors soutenu cette position.
Malgré le rejet du nouveau vœu, quatre élus de la majorité ne se sont pas associés à cette décision : trois se sont abstenus et un a voté en faveur du texte, indique le communiqué.
Vivre Annecy annonce vouloir poursuivre son combat pour rendre le logement plus accessible aux personnes qui vivent et travaillent dans la ville. Le communiqué ne précise toutefois pas les arguments avancés par la majorité municipale pour justifier son vote, ni les prochaines étapes concernant l’avenir du dispositif à Annecy.








