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Courchevel : 30 ans de prison pour l'incendie mortel de l'Isba

Courchevel : 30 ans de prison pour l'incendie mortel de l'Isba

Hicham A. n’a pas été condamné à la perpétuité en appel. Jugé pour l’incendie qui avait ravagé une résidence de saisonniers à Courchevel en janvier 2019, faisant deux morts et 24 blessés, il a écopé ce mercredi 7 octobre de 30 ans de réclusion criminelle.

La décision a été rendue par la cour d’assises d’appel de la Haute-Savoie, à Annecy, après près de huit heures de délibéré. La cour a également prononcé un suivi socio-judiciaire et des injonctions de soins, ainsi qu’une interdiction de détenir ou de porter une arme. Le non-respect de ces obligations pourrait entraîner jusqu’à cinq années de réclusion supplémentaires.

Cette peine est inférieure à celle prononcée en première instance. En mai 2025, Hicham A. avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Durant son procès en appel, ouvert le 28 septembre, il a continué à nier toute implication dans le déclenchement de l’incendie.

Un drame qui remonte à 2019

Le drame s’était produit dans la nuit du 19 au 20 janvier 2019. À 4h37, les flammes avaient embrasé le troisième et dernier étage d’un bâtiment où étaient hébergés des salariés saisonniers du groupe Tournier. Deux personnes n’avaient pas pu sortir du bâtiment. Il s’agissait d’une femme de 32 ans et d’un homme de 50 ans, tous deux employés dans des restaurants de la station. Les autopsies avaient conclu à des décès par asphyxie.

Les investigations avaient ensuite placé Hicham A. sur les lieux au moment des faits. Les enquêteurs avaient également relevé sa présence dans une impasse proche de la résidence, où une arme de catégorie B avait été découverte.

Une longue procédure marquée par une cavale

L'homme, alors âgé de 22 ans et installé à La Grande-Motte, avait été arrêté le 26 mars 2019 à la frontière franco-espagnole dans le cadre d’une autre affaire. Il avait déjà contesté à l’époque toute participation à l’incendie.

Un mois plus tard, la cour d’appel de Chambéry avait ordonné sa remise en liberté en raison d’une erreur de procédure. Placé sous contrôle judiciaire strict, il ne s’était pas conformé à ses obligations et avait pris la fuite. Après près de deux ans de cavale, le ressortissant algérien avait finalement été interpellé à Malaga, en Espagne.