La frontière franco-suisse s’efface un peu plus dans le domaine de la santé. Un nouveau protocole de bonnes pratiques en oncologie et hématologie pédiatriques a été signé le 1er octobre, avec un objectif : permettre à certains enfants français atteints de cancer de bénéficier d’une partie de leur prise en charge aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).
Le dispositif concerne les jeunes de 0 à 18 ans domiciliés en Haute-Savoie ainsi que dans les arrondissements de Gex et de Nantua, dans l’Ain. Pour eux, Genève pourra constituer une possibilité de prise en charge de proximité lorsque leur situation médicale le permet.
Soigner plus près de chez soi
L’enjeu est avant tout celui de la proximité. Pour les familles concernées, certains traitements peuvent aujourd’hui impliquer des déplacements importants vers les établissements français spécialisés. La possibilité d’effectuer une partie des soins à Genève doit permettre de réduire ces trajets et leurs conséquences sur la vie quotidienne : fatigue, organisation familiale ou encore scolarité de l’enfant.
Cette orientation sera néanmoins encadrée. Elle pourra être proposée sur indication médicale, à la demande des parents et après évaluation par les équipes des Hospices Civils de Lyon et du Centre Léon Bérard, en lien avec les équipes des HUG.
Un cadre commun entre la France et la Suisse
Le protocole ne se limite pas à ouvrir la possibilité d’une prise en charge à Genève. Il établit également un circuit médical et administratif commun entre les différents acteurs afin de sécuriser les parcours et d’assurer une continuité des soins.
La République et canton de Genève et les HUG sont associés au dispositif, aux côtés de l’Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes, des Hospices Civils de Lyon, du Centre Léon Bérard, du Centre national des soins à l’étranger de l’Assurance Maladie et de la CPAM de Haute-Savoie.
Cette coopération s’inscrit dans l’accord franco-suisse du 27 septembre 2016 relatif à la coopération sanitaire transfrontalière, entré en vigueur en 2019. Elle vient compléter trois collaborations déjà mises en place entre les deux territoires dans les domaines des urgences, de la dialyse et du caisson hyperbare.
Pour les partenaires, l’objectif est désormais de rapprocher, chaque fois que cela est possible, certains soins du lieu de vie des enfants, tout en maintenant les exigences médicales et la sécurité de leur parcours.








