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Pollution plastique à Saint-Sorlin-d’Arves : le député LFI Jean-François Coulomme saisit le procureur

Pollution plastique à Saint-Sorlin-d’Arves : le député LFI Jean-François Coulomme saisit le procureur
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Le député de la Savoie Jean-François Coulomme annonce avoir effectué un signalement au procureur après avoir constaté la présence de fibres et bandelettes de polypropylène à Saint-Sorlin-d’Arves. Il demande désormais à la préfecture d’intervenir pour retirer ces déchets des sols et des cours d’eau.

Une pollution aux fibres plastiques provoque la réaction du député savoyard Jean-François Coulomme.

Dans un communiqué, l’élu LFI indique avoir constaté "une pollution massive liée à la présence de fibres et de bandelettes de polypropylène" répandues sur plusieurs terrains publics et privés de Saint-Sorlin-d’Arves.

Il annonce avoir transmis un signalement au procureur de la République sur le fondement de l’article 40 du Code de procédure pénale.

Des déchets qui proviendraient de bétons concassés

Jean-François Coulomme s’appuie également sur des informations publiées par plusieurs médias locaux pour évoquer l’origine des déchets.

Selon le député insoumis, le maire de Saint-Sorlin-d’Arves, qu’il présente également comme propriétaire et exploitant d’une plateforme de concassage située à Saint-Julien-Montdenis, aurait indiqué que les fibres plastiques provenaient "de bétons issus de différents chantiers, y compris du chantier du Lyon-Turin".

Le parlementaire s’inquiète particulièrement de la dispersion du polypropylène dans l’environnement. Il affirme qu’après les récentes intempéries, "vents violents et orages ont entraîné la dispersion des fibres plastiques dans le torrent de l’Arvan", avant leur entraînement vers les cours d’eau situés en aval.

Pour Jean-François Coulomme, il s’agit d’une "atteinte grave à l’environnement", cette matière plastique étant susceptible de se fragmenter progressivement en microplastiques et nanoplastiques.

"La montagne ne peut devenir un dépotoir"

Le député demande désormais à la préfète de la Savoie et aux services de l’État de "se saisir de toute urgence de ce dossier".

Il réclame des mesures permettant de débarrasser les sols et la rivière des fibres de polypropylène et d’éviter de nouvelles dispersions dans les cours d’eau.

"La lutte contre la pollution et l’impunité des pollueurs est une nécessité démocratique et un devoir écologique", affirme Jean-François Coulomme, avant de conclure : "La montagne ne peut devenir un dépotoir où l’on déverse les déchets domestiques ou industriels."