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Genève : Les Hôpitaux Universitaires ouvrent des consultations pour les chemsex

Genève : Les Hôpitaux Universitaires ouvrent des consultations pour les chemsex
Genève : Les Hôpitaux Universitaires ouvrent des consultations pour les chemsex

Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) lancent une consultation dédiée au chemsex au sein du Service des maladies infectieuses.

Ce service s’adresse aux personnes souhaitant questionner leur consommation de substances lors de rapports sexuels, ainsi qu’à leurs proches. L’objectif est d’offrir un accompagnement personnalisé et global, reposant sur une approche multidisciplinaire et non jugeante. Le chemsex désigne l’usage de drogues psychoactives pour intensifier ou prolonger les rapports sexuels, souvent avec plusieurs partenaires rencontrés via des applications. Bien que cette pratique ne soit pas systématiquement problématique, environ un quart des personnes concernées rapportent un impact négatif sur leur vie et ressentent le besoin d’un soutien. Les substances les plus fréquentes sont le GBL/GHB, la méthamphétamine et certaines cathinones, avec 6 à 10 % des usagers qui consomment par injection.

À Genève, entre 1 500 et 4 000 personnes pourraient être concernées, majoritairement des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, et souvent exposées à des facteurs de vulnérabilité, tels que l’anxiété, la dépression, ou des discriminations liées à l’usage de drogues et à leur orientation sexuelle. La pratique comporte également des risques sanitaires : surdosage, addiction, infections sexuellement transmissibles, complications liées à la consommation, diminution de la libido ou violences sexuelles.

Etre suivi sans être jugé

Dans un communiqué des HUG, le docteur Matteo Reymond, responsable de la consultation, souligne que beaucoup de personnes ne se font pas identifier lors d’un passage à l’hôpital par peur d’être jugées. La consultation permet d’évaluer la situation, puis de proposer un suivi adapté incluant : des consultations infirmières pour la réduction des risques liés aux substances, un suivi en sexologie, l'accompagnement en addictologie et psychiatrie adulte, le soutien communautaire via Checkpoint Genève, avec groupes de parole et soutien par les pairs.

La consultation est intégrée aux prestations de base de l’assurance maladie LAMal, avec possibilité d’une évaluation sociale pour les personnes rencontrant des difficultés financières. Elle bénéficie du soutien de la Fondation privée des HUG.