Ville-la-Grand : Casseurs punis, le maire s'explique sur son arrêté

Ville-la-Grand : Casseurs punis, le maire s'explique sur son arrêté

C'est un arrêté qui fait beaucoup de bruit à Ville-la-Grand. Désormais, tout mineur reconnu de casse ou de violences ne pourra plus bénéficier des aides municipales.

La semaine dernières, des mobilisations lycéennes ont eu lieu dans toute la France et Ville-la-Grand n'y a pas échappé. Au-delà de même de ce mouvement, le mois de septembre entier a été le théâtre de débordements liés au trafic de drogue notamment avec des tirs, des mitraillages, un mort à Annemasse à proximité. Pour répondre à ces actes, le maire de Ville-la-Grand Christophe Callay veut donc taper du poing sur la table : "On ne peut pas revendiquer des choses tout à fait légitimes en utilisant la violence." Par conséquent, si un mineur de la commune vient à être condamné, il ne pourra plus bénéficier de la médiathèque, des chantiers jeunes, des séjours organisés par la commune... Une mesure qui a pris de l'ampleur puisque le maire a eu le soutien du club de football qui a fait comprendre aux jeunes licenciés que si eux aussi sont condamnés, ils perdront automatiquement leur licence.

Un arrêté retoqué par la justice ?

Pour autant, le maire sait très bien que son action n'aura pas forcément un impact majeur : "C'est une mesure très symbolique. Je me doute que les casseurs ne fréquentent pas forcément la médiathèque et ne font pas de demandes d'emplois jeunes l'été." Sur le principe, Christophe Callay imagine que l'interdiction pourrait s'appliquer sur une année scolaire. Même s'il s'attend à ce que cet arrête soit judiciairement discutable, il considère que c'est une décision censée : "On ne peut pas laisser rentrer des jeunes dans un service public qu'ils dégradent." En tout cas, le mouvement lycéen se poursuit ce mardi 6 octobre dans toute la France et les potentiels casseurs à Ville-la-Grand sont désormais prévenus.